Programme détaillé :

09h00 | Accueil du public et des participant.e.s

09h30 | Introduction Anolga Rodionoff, directrice du laboratoire ECLLA

Marie Kaya et Carole Nosella, organisatrices de la journée

 

Partie 1 | Modération par Carole Nosella (ECLLA, Saint-Étienne)

09h50 | Julie Martin (LLA CREATIS, Toulouse) – Capture de Paolo Cirio : dissensus autour d’une réciprocité du regard

10h20 | Jacopo Rasmi (ECLLA, Saint-Étienne) – « Vent de l’ouest » – JLG : qui signe le conflit en milieu viral ?

10h50 | Discussion et pause

11h20 | Natacha Détré (isdaT, Toulouse) – Où il prouvait que les machines finiraient par supplanter la race humaine et par acquérir une vitalité aussi différente de celle des animaux

11h50 | Discussion

12h10 – 14h00 | Pause-déjeuner

 

Partie 2 | Modération par Anne Favier (ECLLA, Saint-Étienne)

14h00 | Marie Kaya (CRAE, Amiens) – Là où il ne se passe rien

14h30 | Olivier Belon (UJM, Saint-Étienne) – Comment ne pas soumettre l’image à la réalité

15h00 | Discussion et pause

15h30 | Projection du film Pourquoi la mer rit-elle ? de Aude Fourel, 2019, présenté par Jacopo Rasmi

17h10 | Conclusion de la journée d’étude et présentation de l’exposition Avecques Amertume

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18h00 | Vernissage de l’exposition Avecques Amertume

 

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« Même minime ou dérisoire, voire rituel, le conflit est une fêlure qui trace des “ailleurs” et crée de nouveaux “états”¹. »

Une impression persistante traverse notre quotidien, nous sommes environné.e.s de conflits, ils dominent la scène politique, sociale et géopolitique, et leurs comptes-rendus sont sans cesse commentés par les médias. L’image est le véhicule privilégié qui entretient cette médiatisation des divers conflits ramenés à un genre uniforme. Or, Marie-José Mondzain déclare que « l’image court un grave danger et menace de disparaître sous l’empire des visibilités. Il y a de moins en moins d’images² . » Le conflit n’estil pas camouflé derrière des discours stratégiques comme les images le sont derrière les visibilités ? Nous proposons dans cette journée d’étude de libérer la notion de conflit du bourdonnement médiatique et des effets tapageurs. Plutôt que d’être considérée comme une agression³ , la conflictualité pourrait être envisagée comme une force critique et émancipatrice vis-à-vis d’un consensus que Jacques Rancière définit comme « l’accord prédéterminé entre des sujets, des lieux, des modes d’énonciation et des formes d’efficacité, un monde où tout le monde voit la même chose, où l’on suppose que les images ne contiennent pas plus que ce que l’on dit d’elles⁴. »

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¹ Arlette Farge, Le goût de l’archive, Paris, Seuil, coll. Points, 1989, p. 58.

² Marie-José Mondzain, Le commerce des regards, Paris, Seuil, 2003, p. 17.

³ Dans son livre Le conflit n’est pas une agression, rhétorique de la souffrance, responsabilité collective et devoir de réparation, paru aux éditions B42 en 2021, Sarah Schulman expose et critique la manière dont le désaccord ou la différence dans la sphère intime comme sociale et géopolitique sont souvent interprétés comme une agression directe, déclenchant des actes violents de la part de ceux qui se croient agressés.

⁴ Jacques Rancière, Le Travail des images. Entretien avec Andrea Soto Calderón, Paris, Presses du réel, p. 24.

 

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 Lieu de l’évènement :

Espace d’art et de recherche Les Limbes (7 rue Henri Barbusse)

Responsables scientifiques :

Carole Nosella et Marie Kaya

Organisée par le laboratoire ECLLA, Université Jean Monnet, Saint-Étienne

 

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16.06.2022
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14.05.2022